Uncategorized / 21 juin 2026

Club des Best Practices #6

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La souveraineté numérique ne peut plus être pensée comme un simple sujet technique.

À l’occasion de cette 6e édition du Club des Best Practices, Femmes@Numérique, aux côtés de Chut! et d’EDF, a réuni experts, entreprises et acteurs engagés autour d’une question devenue centrale : comment construire une souveraineté numérique européenne crédible, performante et durable ?

La souveraineté numérique, c’est notre capacité à ne pas sous-traiter notre avenir technologique. C’est savoir où sont stockées nos données, qui y a accès, quelles infrastructures nous maîtrisons et dans quelle mesure nous restons dépendants d’écosystèmes étrangers pour faire fonctionner nos économies, nos administrations et nos entreprises.

Aujourd’hui, une grande (immense) partie du numérique mondial repose sur quelques acteurs américains ou chinois. Penser la souveraineté numérique, c’est donc refuser que cette dépendance soit considérée comme une fatalité.

Penser européen pour espérer peser

L’un des constats forts des échanges est qu’aucun pays européen ne pourra relever seul ce défi et que la bonne échelle est donc européenne.

Les discussions ont mis en avant plusieurs leviers essentiels :

Car la France sait faire naître des startups mais là où le modèle peine encore, c’est dans le passage à l’échelle. Construire une souveraineté numérique crédible suppose donc aussi d’aider les PME et ETI européennes à grandir, consolider l’open source et créer des alternatives visibles et compétitives.

Sécuriser

Autre point clé des échanges : la souveraineté totale reste aujourd’hui un horizon lointain. Le sujet n’est pas de tout reconstruire, mais d’avancer avec pragmatisme. Cela implique notamment de sécuriser juridiquement les données, de diversifier les dépendances technologiques et de s’appuyer sur des cadres comme SecNumCloud ou GAIA-X.

Les participants ont également rappelé les risques très concrets liés à la dépendance technologique : espionnage, pression commerciale, vulnérabilité diplomatique ou capacité de blocage par certains fournisseurs stratégiques.

Mais aucune souveraineté ne sera crédible sans inclusion

C’est précisément là que le sujet rejoint pleinement les combats portés par Femmes@Numérique.

Car un numérique construit par un groupe trop homogène finit toujours par reproduire les biais, les visions et les intérêts de ce même groupe. Le modèle technologique dominant actuel a  été façonné par une minorité masculine et américaine.

Construire une alternative européenne crédible suppose donc aussi de construire une tech plus diverse, plus représentative et plus inclusive.

Le bilan : se priver de la moitié des talents dans le numérique représente non seulement un problème d’égalité, mais aussi une perte économique et stratégique majeure.

Effectivement, la souveraineté numérique ne pourra exister durablement sans :

Souveraineté et inclusion : même combat

Cette édition du Club des Best Practices a rappelé que souveraineté et inclusion ne sont pas deux sujets distincts car construire une tech plus européenne et plus résiliente suppose de construire une tech plus ouverte et plus diverse de la société qu’elle façonne.